lundi 22 juillet 2013

Le Survivant (The Omega Man de B. Sagal, 1971)




Film apocalyptique assez typique des années 70, Le Survivant reprend une idée du Monde, la Chair et le Diable en s’ouvrant sur un Los Angeles abandonné et parcouru par un homme seul. La guerre nucléaire a ici laissé place à une guerre biologique et le survivant du titre n’est autre que le savant qui est parvenu à mettre au point un vaccin qu’il a testé sur lui-même et à qui il doit sa survie. L’intrigue s’enrichit de survivants monstrueux rassemblés en une secte de fanatiques.
Le film dénonce évidemment la guerre froide et sa folie de la course à l’armement mais la cause est bien mal défendue par ces fanatiques sectaires qui veulent la peau du dernier survivant (symbole à leurs yeux du progrès technique et du déchaînement bactériologique qui a eu lieu). On comprend bien vite que le seul salut de l’humanité réside dans le savant et dans son vaccin.
Malheureusement si l’intrigue, typique des films apocalyptiques (avec en plus Charlton Heston à la barre, acteur souvent utilisé dans ce type de rôle), le film a vieilli et renvoie à son époque, avec ses noirs aux coupes afro, sa musique ou son esthétique générale.
Le film aura plusieurs remake, dont le plus récent Je suis une légende de Francis Lawrence.


Dans l’histoire du cinéma américain, ces films apocalyptiques se développent alors que le western, pour de nombreuses raisons, bat de l’aile. Mais ils peuvent être compris comme une nouvelle interprétation du mythe de la frontière, cette espace de confrontation, progressivement occupé lors de la conquête de l’Ouest. Dans cette optique les films apocalyptiques reprennent cette idée puisque, l’humanité étant dévastée, le monde est de nouveau à conquérir pour les quelques survivants. De même, les films de science-fiction, en ouvrant sur l’espace et des mondes inconnus, proposent aux aussi de nouveaux espaces, où l’alien remplace l’Indien des westerns.

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