lundi 10 octobre 2016

Les Sept mercenaires (The Magnificent Seven de J. Sturges, 1960)




Western solide et bien charpenté, à défaut d’être original. Il reprend la trame des Sept samouraïs de Kurosawa en occultant l’aspect social du film japonais pour se concentrer sur l’action et en l’adaptant à l’Ouest américain.
Le film fait la part belle aux acteurs et l’on sait la brochette de stars réunies pour l’occasion. Ce qui donne lieu à quelques séquences amusantes, comme lorsque Steve McQueen, associé à Yul Brynner pour mener un corbillard jusqu’au cimetière, fait ce qu’il peut pour exister et capter l’attention, lui dont le jeu minimaliste est d’ordinaire la marque de fabrique.

Le principal défaut du film est dans l’absence de surprise qu’il réserve : il est l’œuvre d’un professionnel sûr de son travail et l’ensemble ronronne tranquillement (un peu comme d’autres westerns du même réalisateur, tels que Le Dernier train de Gun Hill ou Règlement de comptes à O.K. Corral). Mais, du fait du rythme et des acteurs, le film est plaisant.

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