mardi 30 septembre 2014

Les Bourreaux meurent aussi (Hangmen Also Die! de F. Lang, 1943)




Film exceptionnel sur la résistance, écrit à chaud (l’assassinat de Heydrich, qui sert d’argument au film, a eu lieu quelques mois à peine auparavant) et qui montre comment une famille, puis bientôt une ville entière, se liguent contre la Gestapo.
Lang, associé à Brecht (association qui fera l’objet de bien des discussions quant à la mésentente ou non entre les deux auteurs), cherche à secouer le peuple américain en faisant un film anti-nazi.
Formellement Lang est d’une maîtrise absolu, il construit son récit avec toujours le même mélange de rigueur et de foisonnement en rassemblant différentes intrigues en une seule, avec des emboîtements successifs : ici les différents pièges, de la Gestapo d’abord pour tenter de confondre Mascha ou Novotny, des Praguois ensuite pour faire croire à la responsabilité du collabo Czaka dans l’assassinat.
La véracité ressentie (certainement due à la réalisation in vivo pendant la guerre) et l’émotion de certaines scènes (le père qui va être exécuté en représailles) sont tout à fait exceptionnelles.


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